Dans presque toutes les entreprises calédoniennes, quelqu'un utilise déjà ChatGPT — souvent avec un compte personnel gratuit, parfois avec des données clients dedans. Interdire ne marche pas (ça continue en cachette). La réponse d'adulte, c'est une charte : une page qui dit ce qui est permis, avec quoi, et comment.
Ce que la charte doit contenir
- Les outils autorisés : lesquels, avec quels comptes (professionnels, réglages entraînement désactivé). Tout le reste est hors cadre.
- Les données interdites : la liste concrète — données nominatives clients et salariés, RIB, prix de revient, litiges, données médicales, tout document sous clause de confidentialité (fréquent chez les sous-traitants de la mine).
- La règle de relecture : rien de généré par l'IA ne sort de l'entreprise sans validation humaine. Le signataire reste responsable.
- Les usages encouragés : la charte n'est pas une liste d'interdits — elle dit aussi où l'IA est bienvenue et attendue.
- Le référent : une personne qui répond aux questions et fait vivre le document.
La faire rédiger… par l'IA
La faire adopter
Une charte imposée d'en haut finit dans un tiroir. La méthode qui marche : une réunion d'une heure où l'équipe réagit au projet, deux ou trois ajustements visibles, signature de tous — et surtout une formation dans la foulée, parce qu'une charte sans compétences est une liste de frustrations. C'est l'enchaînement exact de nos formations FIAF.
Pour aller plus loin
La charte est le premier étage de la gouvernance IA. Pour les structures plus grandes (choix des licences, tenant, habilitations), voir notre page déploiement et gouvernance et le guide confidentialité.
Vos équipes utilisent déjà l'IA — avec ou sans votre accord ?
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